.
Dans ce climat amicalement poisseux lourd et humide je m'arrête facilement sur les frasques de mes congénères bipèdes et humanoïdes.
Je me penche sur mes schémas, mes nouvelles Stan Smith® aux pieds, et stoppe facilement le temps qui n'est au final qu'une horrible sentation dans un spatium se résumant numériquement. Je vois alors défiler ces humains pleins de tracas abordant ces faux sourires qui cachent moultes secrets et idées sur les personnes qu'ils escortent.
Coup d'oeil à ma montre, 00h01, tiens, va pas tarder à pleuvoir...Coup d'oeil au ciel bleu qui se met, en toute logique rationnellement psychédélique, à nous tomber dessus déchiré comme les rideaux jaunes de mon coeur par des éclairs pourfendeurs du malin. Que petit Jésus soit bon et les fasse tomber sur les mouches, c'est vrai c'est mal une mouche m'voyez...?
Les cheveux trempes et toujours debout je prends ma dernière taff d'oxigène referme ma fenêtre et observe la Lune le palpitant en émoi à cause de l'adrénaline de mon anatomie car il est bien connu qu'il n'y a pas plus passionnant en été que de bosser ses cours de P1.
L'orage s'abat grondant sur l'immensité tarbaise tandis que je rabats le clapet de mon portable fermant ainsi le caquet de cette fille aux milles excuses et de deux ou trois lourds n'ayant pas compris mon opinion à leur égard.
The Dark Night a fini de se télécharger nonobstant le fait que je l'eusse vu dans une salle noire car contrairement aux gentils nazis, comme le dit notre célèbre oxymore, et nos intelligents fachos, comme le dira notre futur deuxième célèbre oxymore, j'ai toujours été plus attiré par ces formes aux couleurs exotiques et aux angles séduisants.
00h31, signe de ce département lieu de déboche éthilique future et de sacrifices chastes et abstinatoires plus immédiat, je tape, ordi en alerte, mon admiration envers certains et mon dégoût envers d'anciens.
Je suis l'ermitte penseur de Tarbes et j'ai soif.
" Elle avait les lèvres comme des pales d'hélicoptère "... " Putain, que c'est beau une ville la nuit "...
.